david istrati

Mes impressions, des liens, etc, sur la vie sociale et politique.

08 juin 2009

Résultats des européennes

Voici les résultats synthétiques des élections européennes en france :

Abstention : 59,4%
Votes blancs : 4,3%

Sur les suffrages exprimés :
Extrême gauche (NPA + LO) : 6,1%
Gauche (PS + Verts + FDG) : 39,3%
Centre (Modem) : 8,4%
Droite (UMP + DLR + MPF) : 34,6%
Extrême droite (FN) : 6,3%
Autres listes : 5,3%

Si la répartition des sièges avait vraiment été à la proportionnelle, ça aurait donné :
Extrême gauche : 5
Gauche : 29
Centre : 7
Droite : 26
Extrême droite : 5

(scrutin du 7 juin 2009)

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07 juin 2008

Les très chers cadeaux du gouvernement

Le rapport parlementaire sur les "niches fiscales" est ahurissant : 73 milliards d’euros, c'est la somme donnée par l'Etat chaque année dans le cadre de ces dispositifs. Si certains se justifient, les plus grosses sommes bénéficient aux plus riches. C'est-à-dire que ceux qui sont déjà les plus privilégiés ont en plus un "coup de pouce" énorme de la part du gouvernement !

A cela s'ajoutent les 65 milliards d’euros de cadeaux fiscaux au patronat par an... Bref, plus de deux fois le déficit annuel de la France.

C'est à ces cadeaux très coûteux faits aux plus riches, donc ceux qui en ont le moins besoin, qu'il faut s'en prendre : pas aux personnels qui sont au service du public, et dont nous allons avoir de plus en plus besoin étant donné l'augmentation des naissances et le rallongement de l'espérance de vie !

Il faut faire cesser cette politique injuste et irresponsable.

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14 décembre 2007

Les faits contre les "promesses"

La méthode Sarkozy est claire : les promesses faites contre les riches sont bafouées : pas de suppression des "parachutes dorés", pas de diplomatie "respectueuse des droits de l'homme"...
Par contre, les promesses faites contre les faibles sont tenues, comme l'attaque contre les régimes de retraite dits spéciaux.

Dans le premier cas, le pouvoir balaie d'un revers de main la parole antérieure, dans le deuxième cas il prétend avoir un "mandat", qu'il serait presque contraint d'appliquer ! L'honnêteté n'est décidément pas le fort de Sarkozy et de ses suiveurs.

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07 novembre 2007

Le droit de grève ne doit pas s’arrêter aux portes de l’Université

On assiste ces jours-ci à un phénomène aussi inquiétant qu’illégitime, déjà observé lors du mouvement étudiant du printemps 2006 : la « fermeture administrative » d’universités mobilisées, par certains présidents de ces établissements, c’est-à-dire un blocage total, souvent accompagné d’une évacuation musclée des étudiants présents sur le site au moment de cette fermeture.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un phénomène de lock-out exercé par certains présidents d’université (le lock-out étant, rappelons-le, une pratique illégale en France). Quel que soit le prétexte officiel, l’objectif réel est en fait purement et simplement d’empêcher la mobilisation des étudiants.

Ces actes remettent en cause le droit de grève, qui est garanti par la constitution depuis 1946. Or, rien ne justifie que le droit de grève s’arrête aux portes de l’Université. De même que les personnels peuvent s’y réunir en Assemblées Générales démocratiques et souveraines, y débattre librement et y prendre des décisions (dont le vote de la grève), les étudiants ont parfaitement le droit de se réunir de la même façon, en s’organisant eux-mêmes.

Il serait bon que les étudiants soient enfin considérés comme des adultes ayant les mêmes droits que les autres, notamment le droit de grève.

Enfin, rappelons qu’en empêchant de façon autoritaire le libre développement des mobilisations étudiantes, ces présidents d’universités oublient jusqu’à la raison d’être de l’Université : un lieu de création et de transmission de savoirs, et de formation de l’esprit critique.
 

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09 octobre 2007

18 octobre : début de la riposte ?

Le 18 octobre, de nombreuses manifestations sont appelées.

Au delà de la défense des retraites, la riposte doit être bien plus large :
- pour un véritable service public efficace, il faut cesser d'y supprimer des milliers de postes.
- pour le respect des valeurs humanistes, il faut le retrait de l'amendement sur les tests ADN.
- contre l'intensification de la souffrance au travail, il faut remettre les choses à plat, mais aussi en finir avec le "patronat de droit divin", faire les embauches nécessaires, etc...
- pour l'accès égal de tous à la santé, il faut le retrait du projet des "franchises médicales".
- face au coût de la vie, il faut une augmentation des bas salaires, mais aussi des minimas sociaux. Il est inacceptable que ceux-ci soient en dessous du seuil de pauvreté !

Il faut que ces manifestations soient un succès, qu'elles soient le début d'une riposte large face aux reculs sociaux que veut imposer le gouvernement.

Donc : tous à ces manifs, et comme c'est nous tous qui sommes attaqués - salariés, précaires, chômeurs - il faut que nous soyons tous dans la rue !

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07 septembre 2007

La politique et l’Université/enseignement supérieur

L’Université doit être un lieu de création, conservation et transmission de savoirs. Pour les étudiants, ce doit être un lieu d’émancipation, de développement de l’esprit critique, d’acquisition, création et confrontation de savoirs. Dans le cadre de la société actuelle, le droit pour les étudiants à obtenir des diplômes nationaux est également une revendication importante.

Un projet émancipateur passe par la nécessité de mettre fin à l’organisation capitaliste du travail, ce qui implique nécessairement l’abolition du travail salarié. Il est donc nécessaire de combattre toute tentative de soumettre l’Université à la crise du système salarial.

Les étudiants doivent contribuer à la libération de la société par deux axes :

1- pour le développement du savoir et de l’esprit critique du plus grand nombre par l’Université ;

2- contribuer à mettre fin à la dictature du capital par la lutte collective, aboutissant à l’abolition du capitalisme et du salariat, et la mise en place de la démocratie directe.

Face à l’actuelle régionalisation, qui crée des inégalités entre étudiants d’une région à l’autre, il faut que l’Université retrouve sa cohérence au minimum nationale (et si possible une cohérence européenne et internationale, par l’harmonisation par le haut), par le réengagement financier total de l’Etat, et par des diplômes vraiment nationaux - donc l’abrogation de la réforme LMD-ECTS (qui est un préalable indispensable pour tout projet progressiste concernant l’enseignement supérieur) et de la réforme Pécresse.

Le contenu des enseignements doit être connecté directement à la recherche, et être totalement indépendant des intérêts économiques, religieux et étatiques. L’Université doit être strictement fermée aux intérêts privés.

Les priorités pour l’enseignement supérieur doivent être :

- Retrait de la réforme Pécresse qui vise à augmenter l'autonomie des universités, donc à augmenter les inégalités entre universités et entre étudiants.

- Accès libre et entièrement gratuit à l’Université, sans aucune discrimination de nationalité.

- Carte de séjour automatique pour tout étranger souhaitant s’inscrire à l’Université ; de façon plus globale régularisation de tous les sans-papiers.

- Réengagement financier total de l’Etat dans le service public d’enseignement supérieur. Construction de locaux, embauche massive d’enseignants-chercheurs et de personnels Iatoss, aucun contrat précaire dans les facs, suppression des sous-traitances au privé.

- Suppression de tous les numerus clausus dans l’enseignement supérieur, y compris en médecine. 

- Enseignements de qualité, liés à la recherche.

- Des diplômes nationaux, avec des maquettes nationales, pas de barrières sélectives aux niveaux non-diplômants. Abrogation de la réforme LMD-ECTS et des licences professionnelles. Maintien ou retour des DEUG, maîtrises et DEA.

- Maintien ou retour de la session de rattrapage en septembre.

- Une véritable aide sociale efficace, avec l’objectif qu’aucun étudiant ne soit contraint d’être salarié. Augmentation considérable des bourses en montant et en nombre ; construction de nouvelles cités-U, gel des loyers. Parité état/étudiant sur le prix du repas au resto-U.

- Financement des facs uniquement par l’Etat, suppression de tous les frais d’inscription et de la cotisation étudiante à la sécurité sociale.

- Accès de droit à la CMU (Couverture Maladie Universelle) pour tous les étudiants.

- Entreprises et patrons hors des facs, respect véritable de la laïcité. Abrogation du concordat en Alsace/Moselle.

- L’Université doit servir à l’épanouissement de tous, et pas à former de la « chair à patron ».

- Les études doivent être dirigées vers la formation de l’esprit critique, l’acquisition et la création de savoirs, et pas être un bachotage quasi-permanent comme c’est actuellement le cas.


Au delà, il faut que l’Université soit ouverte aux salariés, précaires et chômeurs, et aussi de façon plus générale à la population ayant arrêté ses études avant le bac et n’ayant actuellement pas accès à l’Université (si ce n’est par le système très coûteux du DAEU).

Prenons le cas d’un salarié qui est licencié en cours d’année, et se retrouve donc au chômage. S’il veut aller à l’université, il lui faut s’inscrire en juillet, puis étudier à temps plein de septembre à juin… C’est une situation très compliquée. L’ouverture de l’Université, le développement d’enseignements destinés à la population non-étudiante, débutant à différentes périodes de l’année, devrait être une nouvelle mission de l’Université, reprenant le concept d’Université populaire.

Cette nouvelle mission ne devrait en aucun cas se substituer aux filières traditionnelles, ni être mise en concurrence avec elles : il s’agit de développer très largement et de façon gratuite le principe des auditeurs libres, là aussi pour l’émancipation, le développement de l’esprit critique, et l’acquisition de savoirs. Il ne faut surtout pas que ce système serve à transférer le coût de la formation continue vers le salarié ou vers l’Etat ! La formation continue doit être payée exclusivement par le patronat.

Cela ne pourrait bien entendu marcher qu’avec de nouveaux moyens très importants, en locaux ainsi qu’en personnels enseignants et Iatoss.

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15 août 2007

La chasse aux humains

Pour échapper à la police française, un enfant de 12 ans a mis sa vie en danger, et est actuellement dans le coma. La raison de ce drame est la politique lamentable menée par le gouvernement contre les sans papiers.

Cette politique est injuste et dangereuse. Ses racines viennent d'une analyse idéologisée par des préjugés de droite, voire d'extrême droite (l'actuel dirigeant de l'Ump, Devedjian, est un ex-fasciste qui avait été condamné pour avoir frappé une étudiante).

Le gouvernement poursuit, encore actuellement, cette inhumaine chasse aux sans papiers. Il faut en finir le plus vite possible avec cette politique indigne.

Voir le Communiqué du Réseau Éducation Sans Frontières.

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08 août 2007

Les règnes se ressemblent

En ces temps de règne sarkozyste et de réduction de l'esprit critique, cette citation de Diderot me semble appropriée :

"La contrainte des gouvernements despotiques réduit l'esprit sans qu'on s'en aperçoive".

Les règnes se ressemblent, même à des époques différentes...

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23 juillet 2007

Badinter critique la "présidence impériale"

Robert Badinter s'est exprimé le 22 juillet sur l'actuelle dérive du système politique, depuis l'élection de Sarkozy. Selon l'ancien ministre de la justice : "le problème fondamental de la Vème république, c'est sa constante dérive, non pas vers un régime présidentiel, mais vers une présidence impériale", et "les pratiques du nouveau président ne font qu'accentuer cette dérive".

Pour Badinter, la logique de séparation des pouvoirs est totalement aboli, le président concentrant dans les faits les pouvoirs exécutifs et législatifs : "le Parlement n'exerce plus ni sa fonction de contrôle, ni sa fonction législative. Il n'est plus pour l'essentiel que la chambre d'enregistrement de la volonté du président".

C'est bien à une aggravation du caractère non-démocratique de la 5e république que nous sommes en train d'assister, sans être jamais consultés... 

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29 juin 2007

Le gouvernement contre l'enseignement

A la rentrée 2007, il y aura d'après les prévisions 20 000 élèves en plus. Conséquence : le gouvernement annonce la suppression d'environ 10 000 postes de professeurs !

C'est néfaste à tous les niveaux : pour les élèves, pour les profs, pour le service public de l'enseignement, pour les étudiants souhaitant devenir profs, pour le chômage en france, pour la société dans son ensemble. C'est une politique irresponsable et scandaleuse.

"Quand on ouvre une école on ferme une prison", disait Victor Hugo. Le gouvernement actuel ferme des écoles, et ouvre des prisons...

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