07 mai 2007
Résultats définitifs
En tenant compte de tous les votants :
* Votes blancs : 4,20%
* Droite populiste : 50,83%
* Centre-gauche : 44,96%
Un résultat désolant, et inquiétant, sur lequel je reviendrai.
06 mai 2007
BLOG RESISTANT
Depuis le 6 mai au soir, ce blog est résistant face à la droite populiste.
Contre la division, contre la violence, contre l'autoritarisme !
Pour l'égalité, pour la liberté, pour la fraternité !
03 mai 2007
5e république : à bout de souffle
L'événement d'hier aura donc été cette obstruction contre la justice exercée par l'Elysée. Deux juges venaient perquisitionner le bureau des affaires africaines de l'Elysée (organe connu pour son opacité) dans le cadre de l'affaire Borrel. L'Elysée a empêché physiquement les juges de faire leur travail, une juge étant même bousculée !
Dans un pays vraiment démocratique, un évènement pareil aurait des conséquences très importantes. Pas en France, pas sous cette 5e république qui montre une fois de plus son caractère non-démocratique.
Dans le débat d'hier soir, un clivage très net est apparu, entre un défenseur de la 5e république, et une partisane d'une 6e république plus démocratique.
Avec ces évènements très graves à l'Elysée hier, on a vu encore une raison d'en finir avec l'inégalité devant la loi, avec ce système où la justice s'arrête aux portes du palais du monarque présidentiel.
Je voterai donc pour la candidate de centre-gauche qui est pour la 6e république, et contre le candidat de droite populiste qui défend cette 5e république et veut poursuivre l'Etat-Ump.
01 mai 2007
Les fanatiques du "travail"
Extrait du discours de Sarkozy le 11 avril 2007 à Villepinte : "Apprenez à vos enfants [...] que le travail c’est le respect, c’est la dignité, c’est la liberté, c’est la citoyenneté réelle." Le travail c'est la liberté ? Un mensonge propagandiste qui est un copié-collé exact du slogan nazi "Arbeit macht frei"...
En fait le travail salarié est exactement l'inverse : c'est une contrainte, souvent une aliénation, un facteur de stress, d'inégalités, d'injustices, de violences (mépris des supérieurs, conditions de sécurité non respectées pour faire des économies...).
Regarder le monde tel qu'il est réellement, et vouloir l'améliorer, amène forcément à appliquer le principe "travailler moins pour travailler tous", comme objectif immédiat, accompagnant une rédéfinition du travail, de la production, de la consommation, pour que - justement ! - la liberté puisse s'épanouir.
26 avril 2007
Jusqu'où descendra-t-il ?
Hier sarkozy s’est attaqué aux chômeurs… C'est complètement démagogique, populiste et mensonger de faire croire que les chômeurs seraient responsables du chômage ! Faire passer les victimes pour les coupables est même assez indigne.
La vérité, c’est qu’il y a en France 28,2 millions d'actifs, et seulement 24,9 millions d’emplois. Mais s’en prendre au système économique responsable de cette situation dramatique est sans doute plus difficile que de lancer quelques propos mensongers.
25 avril 2007
5e ou 6e république ?
Après cette campagne de 1er tour lamentable, ces résultats de 1er tour lamentables, une lamentable campagne de 2e tour commence donc.
Comme au 1er tour, aucun des enjeux réels ne sont débattus :
* rien sur le bilan des uns et des autres.
* rien sur la question fondamentale des contrats de travail, puisque l'Ump veut des contrats précaires - inspirés du CPE - pour tous, et le PS veut des CDI pour tous.
* rien sur le type de système politique, 5e république autoritaire pour l'Ump, 6e république un peu plus démocratique pour le PS.
* rien sur les ressources de l'Etat, puisque l'Ump veut poursuivre les baisses d'impôts pour l'infime minorité des plus riches, alors que le PS veut un minimum de redistribution solidaire.
Ces enjeux fondamentaux ne sont pas débattus.
Alors que le bilan de 5 ans de gouvernement Ump est absent des débats, certains veulent donc poursuivre ces 5 ans d'échecs et de dérives de l'Etat-Ump.
Récemment, on a appris que le ministre de l'économie a insisté pour que l'ex-patron d'EADS, Noël Forgeard, touche 8,4 millions d'euros en prime de départ pour récompenser son incompétence - une prime, en plus de son salaire, équivalente à... plus de 18 siècles de RMI.
Ces jours-ci encore, les fans du caudillo en puissance font le tour des plateaux télés pour tenir des propos d'une violence et d'un simplisme qui expliquent comment ils ont pu capter l'électorat de l'extrême-droite pétainiste.
Le choix est maintenant entre le centre-gauche et la droite populiste.
23 avril 2007
Les résultats
Extrême gauche (Besancenot, Laguiller) : 5,5%
Gauche (Bové, Voynet, Buffet, Royal) : 30,7%
Fantaisistes (Schivardi, Nihous) : 1,5%
Droite (Bayrou, Sarkozy) : 49,6%
Extrême droite (De Villiers, Le Pen) : 12,7%
Blancs et nuls : 1,5%
C'est au fond le résultat logique d'une campagne pourrie, sans débats entre les candidats, sans discussion sur les bilans...
Ces chiffres sont cependant en partie trompeurs : Bayrou est un homme de droite qui se présentait sur un programme de droite, mais son électorat n'est majoritairement pas de droite.
Ensuite il n'y a pas, et ce pour aucun des candidats, de vote d'adhésion. Le vote a été en partie tactique (quel second tour), en partie par dépit.
Tout reste donc ouvert pour le 2e tour.
16 avril 2007
Rase campagne : choisir
Après lecture intégrale des 12 professions de foi (dans lesquelles on trouve pas mal de démagogie, de simplisme, et de "solutions" qui ne feraient qu'aggraver les problèmes...), voilà une liste des 12 candidats, classés de gauche à droite - sur la base des professions de foi et pas de ce qu'on entend dire !
* Extrême gauche : Besancenot, Laguiller.
* Gauche : Bové, Voynet, Buffet, Royal.
* Fantaisistes : Schivardi, Nihous.
* Droite : Bayrou, Sarkozy.
* Extrême droite : De Villiers, Le Pen.
Pour moi ça sera Besancenot, candidat qui veut s'en prendre aux problèmes sociaux et pas à ceux qui les subissent. Sa profession de foi m'a semblé assez largement la meilleure et la plus honnête.
12 avril 2007
Rase campagne : dernière ligne droite
Et voilà : la campagne touche à sa fin, on n'a pas vu le débat de fond, mais on est fatigués quand même.
Résumons :
* Aucun débat entre les candidats n'a eu lieu.
* Personne n'a rendu de compte sur son bilan, ni Sarkozy qui ces 5 dernières années était numéro 2 du gouvernement, ni Royal qui était dans le gouvernement Jospin.
* Les "petites phrases" et effets d'annonce ont squatté le devant de la scène, pendant que les questions de fond n'ont pas amené de propositions de réponses concrètes exposées et débattues précisément. Parmi ces questions de fond : le chômage de masse qui persiste, la dégradation de l'environnement, les conditions de travail qui amènent des drames (les suicides au travail), les problèmes de logement (loyers trop chers, pas assez de logements), la redéfinition d'un projet d'Europe politique qui se fasse avec les citoyens européens et plus sans eux, le passage à un système plus démocratique (exemple des pays scandinaves), etc...
Ce qui est sûr, c'est que la démocratie n'aura pas beaucoup avancé dans cette histoire, et qu'il y a même de sérieux risques qu'elle recule un bon coup.
Il reste quelques jours, on peut toujours espérer à la dernière minute un débat sérieux regroupant tous les candidats, qui débattraient des inégalités qui persistent (hommes/femmes, riches/pauvres...) et de comment y remédier, de l'avenir politique et écologique de la planète, des multiples problèmes liés au travail.
Voilà qui amènerait un peu de clarté et de dignité dans une campagne qui a été jusqu'ici assez pitoyable.
07 avril 2007
Humour capitaliste
Le patron de la FNAC, Denis Olivennes, vient de sortir un livre intitulé : "La gratuité, c'est le vol". Cette personne, aux revenus sûrement modestes, est - il va sans dire - absolument impartial dans le débat sur le partage gratuit de fichiers sur internet.
Au delà du détournement volontaire de Proudhon ("la propriété, c'est le vol"), ce titre fait en réalité penser à George Orwell. En effet, Orwell décrit dans 1984 comment la dictature totalitaire de Big Brother emploie des slogans du même type que Denis Olivennes, comme "La guerre, c’est la paix" ou "la liberté, c'est l'esclavage". Le PDG de la FNAC montre - bien malgré lui - que la logique capitaliste est du même niveau d'absurdité et de renversement des valeurs que la dictature imaginaire du roman d'Orwell.
Liberté des profits ou liberté de l'accès à l'art, c'est en fait le choix entre la logique du capitalisme et la logique du libre partage.
"Les exploiteurs se sont toujours considérés comme l'avant-garde des exploités" (Anton Ciliga)
