david istrati

22 mars 2011

Résultats des cantonales 2011 : 1er tour

Résultats définitifs du 1er tour des élections cantonales du 20 mars 2011 (sur la France entière) :

* Abstentions : 55,7 %

* Blancs et nuls : 3 %

* Extrême gauche : 0,6 % (score extrêmement faible, conséquence du fait que l'extrême gauche était présente dans très peu de cantons)

* Gauche (PS + EELV* + PCF + PG + divers gauche) : 49 %

* Centre (Modem) : 1,2 % (là aussi, présence dans très peu de cantons)

* Droite (UMP + NC** + divers droite) : 31,7 %

* Extrême droite : 15,2 %

* Autres listes : 3,5 %

 

   * : EELV = Europe Ecologie Les Verts.

   ** : NC = Nouveau Centre (se présentaient comme membres de la "majorité présidentielle", qui est de droite).

R_sultats_mars2011

 Source : Ministère de l'intérieur. Pourcentages arrondis à une seule décimale.

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22 mars 2010

Après les régionales, pour des élections anticipées

Résultats du second tour des élections régionales, 21 mars 2010 :

* Abstention : 48,8 %
* Bulletins blancs et nuls : 4,6 %
* Listes de gauche : 54,1 %
* Listes de droite : 35,3 %
* Listes d'extrême droite : 9,1 %
* Listes du centre-droit (Modem) : 0,8 %
* Listes régionalistes : 0,6 %

La sanction est cinglante pour le pouvoir actuel. C'est même d'un véritable rejet qu'il s'agit.

Il faut maintenant la dissolution du parlement, et des élections nationales anticipées : la démocratie doit pouvoir s'exprimer.

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06 février 2010

Vers une démocratisation : remplacer le sénat

Vers une démocratisation : remplacer le sénat

Le fonctionnement actuel du régime montre la nécessité d'aller vers plus de démocratie, plus d'intervention populaire, et de modifier les institutions. Un élément parmi d'autres dans cette direction serait la suppression du sénat.

Plus exactement, ce pourrait être le remplacement du sénat comme deuxième chambre par une assemblée élue à la proportionnelle réelle, d'après l'ensemble des suffrages des électeurs.

Concrètement, on peut envisager une chambre parlementaire avec 500 places. Les élus le seraient à la proportionnelle sans seuil : 1 élu pour chaque tranche de 0,2% des suffrages pour chaque liste.

Cela devrait s'accompagner de la reconnaissance du vote blanc. C'est très simple : pour chaque tranche de 0,2% de vote blanc, 1 siège vide. Par exemple, s'il y a 4% de votes blancs cela donnerait alors 480 élus répartis à la proportionnelle, et 20 sièges vides représentants les votes blancs des électeurs n'ayant voulu voter pour aucune des listes en présence.

Afin d'éviter une professionnalisation de la politique, les mandats devraient être limités à 3 ans. Dans le même but, il faudrait procéder à l'interdiction du cumul des mandats.

On pourrait également ajouter, aux élus à la proportionnelle, 100 citoyens directement tirés au sort, avec les mêmes droits, même statut, et même salaire que les autres élus (un salaire par exemple égal au salaire médian – de même pour les députés et ministres).

De plus, il faut la possibilité réelle de propositions d'initiative citoyenne.

L'objectif est de développer et garantir les contre-pouvoirs. Démocratiser le système est une nécessité ; il s'agit ici de quelques pistes minimales à compléter pour aller vers une VIe République - par exemple il faudrait sans doute supprimer le poste de président de la république, vieil héritage monarchisant.

Il ne s'agirait que d'un élément parmi bien d'autres, à associer avec d'autres mécanismes de « démocratie participative ».

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07 janvier 2010

Revoir le débat Mitterrand-Séguin de 1992

Le 3 septembre 1992, dans le cadre de la campagne référendaire sur le traité de Maastricht, un débat télévisé retransmis depuis la Sorbonne avait opposé François Mitterrand - alors président, et partisan du oui - à Philippe Séguin, partisan du non. Ce débat a été rediffusé suite au décès de P. Séguin. Revoir ce débat presque 18 ans après est instructif sur plusieurs points.

Il y a dans ce débat une certaine franchise politique : Mitterrand comme Séguin reconnaissent que le traité de Maastricht n'est pas fédéraliste, mais Mitterrand s'affirme cependant clairement partisan du fédéralisme, et Séguin adversaire du fédéralisme. On expose les divergences de fond, que l'on débat ; une pratique qui n'a plus trop cours aujourd'hui...

On remarque une position très centriste de François Mitterrand, qui explique le traité et argumente pour la construction européenne, mais sans contenu politique spécifiquement de gauche.
On remarque également le conservatisme de droite exprimé par Philippe Séguin (alors un des dirigeants du RPR). Par exemple son refus de la monnaie unique - on ne disait pas encore l'euro -, signe d'une frilosité et d'un manque de clairvoyance historique.

Mais ce débat occultait la campagne pour le non qui était menée à l'époque par une partie de l'extrême gauche, campagne qui n'avait rien à voir avec les arguments de Séguin et des droites, mais constituait un vote internationaliste et axé sur les questions sociales - lesquelles sont justement les grandes absentes de ce débat Mitterrand-Séguin.
Des questions fondamentales sont ainsi absentes de ce débat : quel système économico-social ? Quel modèle de démocratie ? Un "déficit démocratique" est bien dénoncé, mais seulement en Europe, pas en France !
L'horizon du débat était assez limité, se bornant parfois à un débat "plus ou moins d'Europe" (Séguin conteste la légitimité du parlement européen, "multinational", alors que Mitterrand affirme : "Plus il y a d'Europe, mieux ça vaut"). Mais du coup la question "Quelle Europe ?" était ignorée.

François Mitterrand, sans note, parvient à être exact, et se révèle plus clairvoyant que Séguin. C'est flagrant concernant les pays d'Europe de l'Est : selon Séguin, les pays de l'Est devraient "attendre quelques dizaines d'années pour envisager éventuellement leur adhésion". Mitterrand lui répond alors : "Vous verrez, ils peuvent adhérer." En effet, les négociations ont commencé moins de 6 ans plus tard, et les adhésions des pays d'Europe de l'Est furent effectives à partir de 2003.

Pour finir, une petite leçon par rapport à aujourd'hui : depuis qu'il est président, Sarkozy n'a strictement jamais participé à un débat contradictoire. Ce serait pourtant le minimum qu'il réponde publiquement, par exemple à Martine Aubry, ou encore à Cécile Duflot sur le récent fiasco de Copenhague, et plus largement qu'il participe à des débats publics face aux divers représentants de l'opposition.
Déjà le fait d'avoir recours au référendum serait un progrès, Sarkozy ne l'ayant pour le moment jamais fait, et n'a toujours pas annoncé vouloir le faire. Quoi qu'il en soit de telle ou telle personnalité politique disparue, c'est en fait un manque démocratique, et des inégalités immenses, qui minent nos sociétés. Egalement, on ferait bien de réécouter Mitterrand qui, dans ce débat, appelait à "une Europe plus généreuse, plus ouverte aux autres"...

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22 juin 2009

Sarkozy devant le "congrès" : au bout du ridicule

Ce 22 juin 2009 marque un nouvel épisode de la fin de la Ve République ; et on ne peut que s'en réjouir. Avec cette farce de l'allocution de Sarkozy devant des parlementaires à Versailles (quel symbole !), l'égo du chefaillon repousse les limites du ridicule, déjà poussées assez loin...

La Cinquième République n'a jamais été démocratique. Mais l'aggravation par le règne sarkozyste est tout de même très nette. Le chef au dessus des lois qui s'exprime aujourd'hui, sans vote et sans débat, est bien un dictateur en CDD de 5 ans renouvelable.
Comment a-t-on pu en arriver à ce degré de bouffonerie, avec cette opération de com' risible et couteuse - sans compter le lourd manque à gagner dû à la fermeture totale de Versailles aux visiteurs ? C'est bien le régime présidentiel qui est d'abord en cause. Une démocratisation doit passer par une diminution drastique des pouvoirs du président, et si possible par la suppression de ce poste hérité de la tradition monarchique.

Quels seront les figurants surpayés qui vont venir faire la claque ? Je salue d'abord ceux qui ont choisi le boycott, seule position digne face à cette opération. J'en profite aussi pour rappeler le mode non-démocratique d'élection des sénateurs, ce qui relativise l'importance de la venue de quelques laquais pour applaudir ce monarque au petit pied.

Mais si cet évènement pitoyable permet de prendre conscience de la nécessité d'une VIe République, enfin démocratique, alors tant mieux !

Voir aussi :
* Et si on essayait la démocratie ?
* Convention pour la 6e République

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08 juin 2009

Résultats des européennes

Voici les résultats synthétiques des élections européennes en france :

Abstention : 59,4%
Votes blancs : 4,3%

Sur les suffrages exprimés :
Extrême gauche (NPA + LO) : 6,1%
Gauche (PS + Verts + FDG) : 39,3%
Centre (Modem) : 8,4%
Droite (UMP + DLR + MPF) : 34,6%
Extrême droite (FN) : 6,3%
Autres listes : 5,3%

Si la répartition des sièges avait vraiment été à la proportionnelle, ça aurait donné :
Extrême gauche : 5
Gauche : 29
Centre : 7
Droite : 26
Extrême droite : 5

(scrutin du 7 juin 2009)

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07 juin 2008

Les très chers cadeaux du gouvernement

Le rapport parlementaire sur les "niches fiscales" est ahurissant : 73 milliards d’euros, c'est la somme donnée par l'Etat chaque année dans le cadre de ces dispositifs. Si certains se justifient, les plus grosses sommes bénéficient aux plus riches. C'est-à-dire que ceux qui sont déjà les plus privilégiés ont en plus un "coup de pouce" énorme de la part du gouvernement !

A cela s'ajoutent les 65 milliards d’euros de cadeaux fiscaux au patronat par an... Bref, plus de deux fois le déficit annuel de la France.

C'est à ces cadeaux très coûteux faits aux plus riches, donc ceux qui en ont le moins besoin, qu'il faut s'en prendre : pas aux personnels qui sont au service du public, et dont nous allons avoir de plus en plus besoin étant donné l'augmentation des naissances et le rallongement de l'espérance de vie !

Il faut faire cesser cette politique injuste et irresponsable.

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24 avril 2008

Un président à côté de la réalité

Dans son intervention de ce soir, Sarkozy a clairement et volontairement été à côté de la réalité.
Sa conception de la politique est montrée quand il a dit qu'il fallait "donner le sentiment aux français qu'ils sont protégés". Son but n'est pas de protéger, mais bien d'en "donner le sentiment" ! Ce qui lui importe, c'est l'apparence.
On a eu le discours d'un communiquant qui énonce des contre-vérités sur le ton de l'évidence.

On a eu le mensonge éhonté : en Afghanistan, "ce n'est pas une guerre" !
Le ridicule : "Vous avez parlé au dalaï lama, personnellement ?
- Oui. Euh, à son entourage."
Sarkozy répond d'abord, et il réfléchit après...

Il dit qu'il a "trouvé un pays en déficit". Mais ça fait 6 ans qu'il participe au pouvoir, et il a même été ministre de l'économie ! Se réfugier tout le temps derrière un "bilan" antérieur est en soi un peu court, mais quand en plus c'est en partie son propre bilan...

Sur l'économie, les mensonges étaient de sortie : il a affirmé qu'il "ne faut pas augmenter les salaires, pour ne pas nuire à la compétitivité". Le Japon, où les salaires sont nettement plus élevés qu'en France, doit donc selon Sarkozy être non compétitif...

Sur les allocations chômages, il fait croire que ce serait un "cadeau", alors que la minorité des chômeurs qui sont indemnisés le sont parce qu'ils ont suffisamment cotisé ! Cela s'appelle du salaire différé. C'est par leur travail antérieur que les chômeurs indemnisés le sont, pas par un cadeau quelconque. Mais les faits lui importent peu.

Sarkozy a été parfois confus, a donné des chiffres approximatifs voire faux, a été plusieurs fois à côté des sujets. Il a volontiers été simplificateur, par exemple sur les retraites quand il a passé sous silence la possibilité d'élargir l'assiette des cotisations (en taxant par exemple les revenus du capital financier).
Son auto-satisfaction globale a été indécente, niant son échec manifeste, et ne souhaitant rien changer sur le fond.

Les journalistes qui posaient les questions étaient manifestement choisis par le pouvoir, avec des questions complaisantes, comme celle de PPDA : "Vous pensez qu'il y a trop de réformes, pas assez de réformes, ou qu'elles ne sont pas assez lisibles ?" La vérité c'est qu'elles sont mauvaises ! Mais cette vérité ne sera même pas évoquée.
Il n'y avait aucune contradiction face à Sarkozy (pas d'opposition : il doit prendre des leçons chez ses amis chinois), et last but not least, son temps de parole ne sera pas compté dans celui de la majorité !
Il y a bien un problème qui dépasse Sarkozy : un problème du système.

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14 décembre 2007

Les faits contre les "promesses"

La méthode Sarkozy est claire : les promesses faites contre les riches sont bafouées : pas de suppression des "parachutes dorés", pas de diplomatie "respectueuse des droits de l'homme"...
Par contre, les promesses faites contre les faibles sont tenues, comme l'attaque contre les régimes de retraite dits spéciaux.

Dans le premier cas, le pouvoir balaie d'un revers de main la parole antérieure, dans le deuxième cas il prétend avoir un "mandat", qu'il serait presque contraint d'appliquer ! L'honnêteté n'est décidément pas le fort de Sarkozy et de ses suiveurs.

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07 novembre 2007

Le droit de grève ne s’arrête pas aux portes de l’Université

On assiste ces jours-ci à un phénomène aussi inquiétant qu’illégitime, déjà observé lors du mouvement étudiant du printemps 2006 : la « fermeture administrative » d’universités mobilisées, par certains présidents de ces établissements, c’est-à-dire un blocage total, souvent accompagné d’une évacuation musclée des étudiants présents sur le site au moment de cette fermeture.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un phénomène de lock-out exercé par certains présidents d’université (le lock-out étant, rappelons-le, une pratique illégale en France). Quel que soit le prétexte officiel, l’objectif réel est en fait purement et simplement d’empêcher la mobilisation des étudiants.

Ces actes remettent en cause le droit de grève, qui est garanti par la constitution depuis 1946. Or, rien ne justifierait que le droit de grève s’arrête aux portes de l’Université. De même que les personnels peuvent s’y réunir en Assemblées Générales démocratiques et souveraines, y débattre librement et y prendre des décisions (dont le vote de la grève), les étudiants ont parfaitement le droit de se réunir de la même façon, en s’organisant eux-mêmes.

Il serait temps que tout le monde reconnaisse que les étudiants sont des citoyens ayant les mêmes droits que tous les autres, notamment le droit de grève.

Enfin, rappelons qu’en empêchant de façon autoritaire le libre développement des mobilisations étudiantes, ces présidents d’universités oublient jusqu’à la raison d’être de l’Université : un lieu de création et de transmission de savoirs, et de formation de l’esprit critique.
 

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12 octobre 2007

La preuve par "Le Monde"

Je viens de copier ça dans la Une du Monde.fr :

lemondefr12_10_07

Le moins qu'on puisse dire, c'est que malheureusement les faits confirment ce que dit Eric Halphen...

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09 octobre 2007

18 octobre : début de la riposte ?

Le 18 octobre, de nombreuses manifestations sont appelées.

Au delà de la défense des retraites, la riposte doit être bien plus large :
- pour un véritable service public efficace, il faut cesser d'y supprimer des milliers de postes.
- pour le respect des valeurs humanistes, il faut le retrait de l'amendement sur les tests ADN.
- contre l'intensification de la souffrance au travail, il faut remettre les choses à plat, mais aussi en finir avec le "patronat de droit divin", faire les embauches nécessaires, etc...
- pour l'accès égal de tous à la santé, il faut le retrait du projet des "franchises médicales".
- face au coût de la vie, il faut une augmentation des bas salaires, mais aussi des minimas sociaux. Il est inacceptable que ceux-ci soient en dessous du seuil de pauvreté !

Il faut que ces manifestations soient un succès, qu'elles soient le début d'une riposte large face aux reculs sociaux que veut imposer le gouvernement.

Donc : tous à ces manifs, et comme c'est nous tous qui sommes attaqués - salariés, précaires, chômeurs - il faut que nous soyons tous dans la rue !

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07 septembre 2007

La politique et l’Université/enseignement supérieur

L’Université doit être un lieu de création, conservation et transmission de savoirs. Pour les étudiants, ce doit être un lieu d’émancipation, de développement de l’esprit critique, d’acquisition, création et confrontation de savoirs. Dans le cadre de la société actuelle, le droit pour les étudiants à obtenir des diplômes nationaux est également une revendication importante.

Un projet émancipateur passe par la nécessité de mettre fin à l’organisation capitaliste du travail, ce qui implique nécessairement l’abolition du travail salarié. Il est donc nécessaire de combattre toute tentative de soumettre l’Université à la crise du système salarial.

Les étudiants doivent contribuer à la libération de la société par deux axes :

1- pour le développement du savoir et de l’esprit critique du plus grand nombre par l’Université ;

2- contribuer à mettre fin à la dictature du capital par la lutte collective, aboutissant à l’abolition du capitalisme et du salariat, et la mise en place de la démocratie directe.

Face à l’actuelle régionalisation, qui crée des inégalités entre étudiants d’une région à l’autre, il faut que l’Université retrouve sa cohérence au minimum nationale (et si possible une cohérence européenne et internationale, par l’harmonisation par le haut), par le réengagement financier total de l’Etat, et par des diplômes vraiment nationaux - donc l’abrogation de la réforme LMD-ECTS (qui est un préalable indispensable pour tout projet progressiste concernant l’enseignement supérieur) et de la réforme Pécresse.

Le contenu des enseignements doit être connecté directement à la recherche, et être totalement indépendant des intérêts économiques, religieux et étatiques. L’Université doit être strictement fermée aux intérêts privés.

Les priorités pour l’enseignement supérieur doivent être :

- Retrait de la réforme Pécresse qui vise à augmenter l'autonomie des universités, donc à augmenter les inégalités entre universités et entre étudiants.

- Accès libre et entièrement gratuit à l’Université, sans aucune discrimination de nationalité.

- Carte de séjour automatique pour tout étranger souhaitant s’inscrire à l’Université ; de façon plus globale régularisation de tous les sans-papiers.

- Réengagement financier total de l’Etat dans le service public d’enseignement supérieur. Construction de locaux, embauche massive d’enseignants-chercheurs et de personnels Iatoss, aucun contrat précaire dans les facs, suppression des sous-traitances au privé.

- Suppression de tous les numerus clausus dans l’enseignement supérieur, y compris en médecine. 

- Enseignements de qualité, liés à la recherche.

- Des diplômes nationaux, avec des maquettes nationales, pas de barrières sélectives aux niveaux non-diplômants. Abrogation de la réforme LMD-ECTS et des licences professionnelles. Maintien ou retour des DEUG, maîtrises et DEA.

- Maintien ou retour de la session de rattrapage en septembre.

- Une véritable aide sociale efficace, avec l’objectif qu’aucun étudiant ne soit contraint d’être salarié. Augmentation considérable des bourses en montant et en nombre ; construction de nouvelles cités-U, gel des loyers. Parité état/étudiant sur le prix du repas au resto-U.

- Financement des facs uniquement par l’Etat, suppression de tous les frais d’inscription et de la cotisation étudiante à la sécurité sociale.

- Accès de droit à la CMU (Couverture Maladie Universelle) pour tous les étudiants.

- Entreprises et patrons hors des facs, respect véritable de la laïcité. Abrogation du concordat en Alsace/Moselle.

- L’Université doit servir à l’épanouissement de tous, et pas à former de la « chair à patron ».

- Les études doivent être dirigées vers la formation de l’esprit critique, l’acquisition et la création de savoirs, et pas être un bachotage quasi-permanent comme c’est actuellement le cas.


Au delà, il faut que l’Université soit ouverte aux salariés, précaires et chômeurs, et aussi de façon plus générale à la population ayant arrêté ses études avant le bac et n’ayant actuellement pas accès à l’Université (si ce n’est par le système très coûteux du DAEU).

Prenons le cas d’un salarié qui est licencié en cours d’année, et se retrouve donc au chômage. S’il veut aller à l’université, il lui faut s’inscrire en juillet, puis étudier à temps plein de septembre à juin… C’est une situation très compliquée. L’ouverture de l’Université, le développement d’enseignements destinés à la population non-étudiante, débutant à différentes périodes de l’année, devrait être une nouvelle mission de l’Université, reprenant le concept d’Université populaire.

Cette nouvelle mission ne devrait en aucun cas se substituer aux filières traditionnelles, ni être mise en concurrence avec elles : il s’agit de développer très largement et de façon gratuite le principe des auditeurs libres, là aussi pour l’émancipation, le développement de l’esprit critique, et l’acquisition de savoirs. Il ne faut surtout pas que ce système serve à transférer le coût de la formation continue vers le salarié ou vers l’Etat ! La formation continue doit être payée exclusivement par le patronat.

Cela ne pourrait bien entendu marcher qu’avec de nouveaux moyens très importants, en locaux ainsi qu’en personnels enseignants et Iatoss.

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15 août 2007

La chasse aux humains

Pour échapper à la police française, un enfant de 12 ans a mis sa vie en danger, et est actuellement dans le coma. La raison de ce drame est la politique lamentable menée par le gouvernement contre les sans papiers.

Cette politique est injuste et dangereuse. Ses racines viennent d'une analyse idéologisée par des préjugés de droite, voire d'extrême droite (l'actuel dirigeant de l'Ump, Devedjian, est un ex-fasciste qui avait été condamné pour avoir frappé une étudiante).

Le gouvernement poursuit, encore actuellement, cette inhumaine chasse aux sans papiers. Il faut en finir le plus vite possible avec cette politique indigne.

Voir le Communiqué du Réseau Éducation Sans Frontières.

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08 août 2007

Les règnes se ressemblent

En ces temps de règne sarkozyste et de réduction de l'esprit critique, cette citation de Diderot me semble appropriée :

"La contrainte des gouvernements despotiques réduit l'esprit sans qu'on s'en aperçoive".

Les règnes se ressemblent, même à des époques différentes...

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23 juillet 2007

Badinter critique la "présidence impériale"

Robert Badinter s'est exprimé le 22 juillet sur l'actuelle dérive du système politique, depuis l'élection de Sarkozy. Selon l'ancien ministre de la justice : "le problème fondamental de la Vème république, c'est sa constante dérive, non pas vers un régime présidentiel, mais vers une présidence impériale", et "les pratiques du nouveau président ne font qu'accentuer cette dérive".

Pour Badinter, la logique de séparation des pouvoirs est totalement aboli, le président concentrant dans les faits les pouvoirs exécutifs et législatifs : "le Parlement n'exerce plus ni sa fonction de contrôle, ni sa fonction législative. Il n'est plus pour l'essentiel que la chambre d'enregistrement de la volonté du président".

C'est bien à une aggravation du caractère non-démocratique de la 5e république que nous sommes en train d'assister, sans être jamais consultés... 

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29 juin 2007

Le gouvernement contre l'enseignement

A la rentrée 2007, il y aura d'après les prévisions 20 000 élèves en plus. Conséquence : le gouvernement annonce la suppression d'environ 10 000 postes de professeurs !

C'est néfaste à tous les niveaux : pour les élèves, pour les profs, pour le service public de l'enseignement, pour les étudiants souhaitant devenir profs, pour le chômage en france, pour la société dans son ensemble. C'est une politique irresponsable et scandaleuse.

"Quand on ouvre une école on ferme une prison", disait Victor Hugo. Le gouvernement actuel ferme des écoles, et ouvre des prisons...

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25 juin 2007

NON AU MINISTERE DE « L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE »

Pour signer cette pétition salutaire, lancée par des historiens :

http://www.upolin.fr/

Non à la xénophobie, non au populisme !

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10 juin 2007

Dépolitisation

Les résultats de ce 1er tour des législatives montrent une dépolitisation croissante. Ceux qui affirmaient l'inverse ne voyaient pas que la participation à la présidentielle était pour la plus grande part due à la pression publicitaire, qui est en passe de remplacer le débat d'idées. L'abstention record de ce 10 juin confirme bien ce qu'il en est : on vote pour une personne (et souvent contre une personne) dont on parle depuis des mois voire des années, mais pas pour un projet de société.

La dépolitisation des principaux partis s'illustre essentiellement par le renoncement au socialisme de la part du PS, et chez l'UMP par le populisme - habilement masqué sous un faux "pragmatisme".

Les résultats sont marqués par une bipolarisation, ainsi que par une reconduction des sortants - qui ont pourtant échoué pendant ces 5 ans. Cet appauvrissement de la vie politique est très inquiétant, et confirme cette évidente dépolitisation, dont pourtant bien peu parlent.

La droite populiste attend un plébiscite, une OPA sur 80% des sièges de députés, pour poursuivre et aggraver les reculs sociaux menés depuis 2002. Après les élections la hausse de la TVA, mesure injuste et inefficace, sera certainement annoncée. Espérons donc que le 2e tour soit d'une tonalité différente.

Mais quoi qu'il en soit, il y a bien là une dégradation en profondeur, nouveau symptôme de la nécessité d'en finir avec cette 5e république anti-démocratique et à bout de souffle, et de passer à un système infiniment plus démocratique.

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04 juin 2007

Devedjian dérape

Patrick Devedjian a déclaré aujourd'hui que si le 93 va mal, ce serait la faute... des communistes ! Des propos outranciers et ridicules, certes.
Mais qui viennent de loin : Devedjian a été membre du groupe d'extrême droite "Occident", qui proclamait qu'il fallait "tuer les communistes partout où ils se trouvent"...

Cet ancien militant d'un groupe raciste appelant au meurtre de tous les communistes n'a décidément pas tant changé : l'ultra-simplisme et la technique du bouc-émissaire, chers à l'extrême droite, sont restés le fond de sa "pensée" politique.

Pour essayer de faire oublier la responsabilité écrasante de la droite dans la situation de la Seine-Saint-Denis, le retour de Devedjian à sa formation fasciste est malheureusement révélateur d'un état d'esprit bien plus général.

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